Village nègre (Les sourds ne s'entendent bien qu'entre eux)
Index de l'article
Village nègre (Les sourds ne s'entendent bien qu'entre eux)
Extrait 1
Revue de presse
Toutes les pages

Un roman d'Olivier Chavanon
168 pages; ISBN: 978-2-916236-13-1

Couverture

« J’ai trop parlé. J’ai parlé jusqu’à avoir la nausée. Jusqu’à avoir le cœur au bord des lèvres. Et le plus navrant, c’est que j’ai donné la nausée à ceux qui m’ont écouté. J’ai réussi à les dégoûter du dialogue. La même sensation que lorsque la tête se met à tourner alors que les effets de l’alcool sont loin d’avoir atteint leur paroxysme, et qu’on ne le sait que trop. Quand, sans que la catastrophe soit encore advenue, il semble tout à coup évident que le Rubicon a été franchi, le point de non-retour irrévocablement dépassé.  »

€16.00

 

 

Une époque sans âge, une ville insaisissable, un fleuve limoneux et froid… Dans ce monde noir et oppressant, sur lequel plane l’ombre de services judiciaires omniprésents, Martin Vilano s’efforce tant bien que mal de ne pas sombrer inexorablement. À l’écart de l’agitation grouillante du centre-ville, il se calfeutre dans un quartier en friche voisin du Village nègre, un ghetto d’immigrés en butte au rejet et à la haine. Mais quand on fait « profession de solitude », lorsqu’un cadavre fait surface et que quelqu’un frappe à la porte, cela ne peut pas être un simple voisin…

S’inspirant de la réalité historique des Villages nègres – des baraquements précaires implantés aux abords de nombreuses villes françaises durant les années trente, où s’entassèrent des milliers d’immigrés en provenance des pays européens –, Olivier Chavanon dresse le portrait d’une société névrosée au travers d’une enquête policière qui vise, au moins en apparence, à faire la lumière sur le meurtre barbare d’une jeune femme. Drame psychologique, roman noir, fiction sociologique : Village nègre fait l’amer constat du dialogue de sourds qui peut s’instaurer entre les individus.

 

 

Vous aimez ce livre ? Partagez-le avec vos amis :

Twitter Facebook Google Plus


 

Commentaires   

 
0 #3 Lil d-m-Y H:i
Ce que j'en ai lu et ce que j'ai re-trouvé :le funambulisme nauséeux proche du Procès verbal de Le Clézio, les âpretés écailleuses de Jünger, des territoires aux confins de Gracq et des phrases qui claquent en plein visage qui tournent parfois aux paragraphes. Et tout cela, dans un décousu ficelé. En deux mots : j'adhère...
Citer
 
 
0 #2 Clem d-m-Y H:i
J’ai lu ce livre un peu par hasard car il m’a été prêté par une amie qui me l’avait recommandé et […] je l’ai dévoré. […] C’est un roman déroutant à souhait, mystérieux, dérangeant. […] On évolue dans un monde que l’auteur rend angoissant et on suit le personnage principal dans sa folie. J’espère que ce premier roman aura le succès qu’il mérite car il vaut vraiment le détour, autant sur la forme que sur le fond. Souhaitons que l’auteur récidive vite. A lire sans hésiter !
Citer
 
 
0 #1 Sandrine d-m-Y H:i
Si vous aimez des auteurs comme Kafka ou Boris Vian, n'hésitez pas ! Ce roman (difficile à définir en terme de genre littéraire : polar noir peut-être ?) se dévore et plonge le lecteur dans un monde étrange, oppressant. Le personnage principal sombre petit à petit dans la folie, au fil d'un suspens qui m'a beaucoup plu. Très bon livre.
Citer
 

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Sondage

Quelle couverture vous attire le plus ?