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Samedi, 12 Juin 2004 11:54
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La littérature va-t-elle si mal que nous ayons cru nécessaire de nous lancer dans la création d'une maison d'édition ?

OUI et NON.

Il faudrait être de bien mauvaise foi pour affirmer que plus rien de lisible ne sort de chez les imprimeurs et, si tel était le cas, très naïf pour croire que nous pourrions sauver la situation.

En revanche, la concentration de la production littéraire aux mains de deux grands groupes est dangereuse pour la diversité de ce qui est donné à lire, et par ce fait néfaste pour le lecteur, puisqu'elle évince les auteurs qui ne correspondent pas au moule de la grande consommation.

En créant arHsens édiTions, nous souhaitons remettre au premier plan un principe de base quelque peu oublié : celui du plaisir de publier des livres. Plaisir pour le lecteur, pour l'auteur et pour l'éditeur. Ceci exclut la publication de masse, au bénéfice d'une production réalisée en partenariat avec chaque auteur, pour obtenir un objet en accord avec son contenu.

Partant de ce principe, nous avons baptisé la société « arHsens édiTions, livres d'auteurs », allant à contre-courant de la vague des "livres d'éditeur" qui semblent n'avoir pour vocation que de promouvoir une maison, indépendamment, et parfois même au détriment, des textes.

Nous nous attacherons notamment à découvrir et faire découvrir de nouveaux auteurs encore inédits, que ce soit au travers de leurs romans, nouvelles, recueils de poésies, bandes dessinées ou beaux livres.




Plutôt que de séparer arbitrairement des œuvres présentant des similitudes d'inspiration et de vocation, nous apparentons ces collections à des mouvements littéraires, romans, poésies, nouvelles ou encore bandes dessinées pouvant à ce titre se côtoyer au sein d'une même collection. Car quoi de plus illégitime que ces ghettos des genres qui interdisent à la littérature étrangère d'être publiée aux côtés d'un roman français ? À de la poésie de partager l'espace d'une collection avec de la BD ?
Prenant racine à la fois dans un phénomène spécifique d'écriture et dans une expérience de lecture, l'Esthétique (provisoire) de l'horreur, l'Esthétique (inavouée) de la béatitude et la Collection blanche se définissent donc comme un rapport permanent entre l'auteur, le texte et le lecteur.

    • Esthétique (provisoire) de l'horreur :

Horreur : II. A. 1. b) Littér. Caractère de ce qui provoque un saisissement de crainte mêlée d'admiration respectueuse.

Les ouvrages publiés dans la collection EPH sont à vocation cathartique : ils peuvent dérouter, rebuter, inquiéter le lecteur, mais en aucun cas le laisser indemne. Lire un de ces ouvrages, c'est découvrir un auteur qui livre un combat, quitte à être cruel envers ses personnages, envers le lecteur, envers lui-même. Il est fondateur fiévreux d'un univers venimeux qui effraie mais fascine, tout entier composé d'instinct plus que de raison. Au-delà de cette frayeur, il y a, sinon des réponses, du moins la formulation de questions.
Provisoire, l'esthétique de l'horreur l'est en ce sens qu'elle tend à sa propre disparition : elle exprime l'espoir de ne pas être victime ; la possibilité, un jour, de trouver le repos.
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    • Esthétique (inavouée) de la béatitude :

Béatitude : 1. Félicité éternelle que goûte l'homme jouissant de la vision de Dieu.
2. P. ext. a) Sérénité apportée à l'âme par la contemplation. c) Euphorie caractéristique de certains états pathologiques et pouvant résulter de l'usage des stupéfiants. d) Euphorie obtenue par la satisfaction des appétits naturels.

L'esthétique (inavouée) de la béatitude regroupe des œuvres que l'on pourrait dire apaisées, délivrées de la crainte primitive de l'homme d'être jouet d'un destin aveugle. L'auteur ici ne lutte plus, puisqu'il n'y a rien contre quoi lutter, et l'esprit a remplacé l'instinct : le cri s'articule, les gestes se font moins brusques : personnages et lecteurs s'adonnent inconsciemment à l'adoration d'un créateur qui, s'il ne fait pas toujours preuve de bonté, du moins compatis au sort de sa créature, derrière laquelle il se cache. Mais que l'on ne se laisse pas tromper par cette double béatitude : tout n'est pas rose au royaume de l'EIB… Parfois les réponses sont douloureuses, le calme moins enviable que l'agitation, et derrière l'euphorie peuvent couver les sanglots.
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    • Collection blanche :

Blanc : 3. Qui n'est pas écrit. Page, copie blanche. P. ext. vierge. Donner carte blanche à qqn.

Entre horreur et béatitude, la collection blanche aurait pu s'intituler « Le repos de l'homme ». Car avouons-le, il n'est pas tous les jours facile de se laisser tirailler, malmener, déposséder de soi par un livre. Ici, l'esthétique laisse place à l'histoire – et donc le style au récit –, l'écriture est un jeu, la page devient la scène bienveillante des aventures les plus folles.
Carte blanche aux auteurs, cette collection se prête à toutes les facéties, et nous fait découvrir le plaisir qu'il peut y avoir à la légèreté, à l'insouciance, bref : à l'oubli de notre condition, alors même que l'esthétique (provisoire) de l'horreur et l'esthétique (inavouée) de la béatitude se nourrissent pour leur part des questions qui nous hantent.
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